fragments photographiques (2018 . 2023)

argentique / film 135 et 120

«Composer, c’est bouger, c’est chercher sa place vis-à-vis d’un objet et rendre compte, en même temps que de lui, d’une position réelle du sujet face à lui. En cela, la photographie serait moins un art graphique que, à l’égal de la danse ou de la promenade, un art du temps et de l’espace.»

Olivier Lugon, «Le marcheur», Études photographiques, 2000.

La photographie aurait ainsi tendance à explorer l’espace. Matérialisant les rapports qu’entretiennent les objets les uns par rapport aux autres, et laissant apparaître des relations de plein, de vide, de profondeur, de formes et de textures. Mais si la photographie n’était pas plutôt une manière de garder une trace de ce qui est fugace ? Un instant, une lumière, un mouvement, une interaction, etc. Et n’illustrait la forme et la matérialité que comme des conséquences indirectes ?

La photographie est sûrement tout cela à la fois. Elle nous permet de conserver des fragments du monde que nous percevons.

une épaisseur de temps et d’espace

découpée.